Dans Hypnose

Que de mots, que d’images, que de sons… me sont passés par la tête, par le corps… que de cris ! de silences. C’était un mardi, le 30 novembre 2010.
Quand j’ai franchi votre porte, j’ai tout de suite songé au personnage principal d’une de mes nouvelles, « Madame Cliquetis »… vous m’avez tout de suite inspiré confiance.

Je venais vers vous en désespoir de cause, j’en suis repartie désencombrée de ma peur principale, celle, magistrale, qui par ses ramifications multiples, taisait ou parlait à ma place.

J’étais un petit être piégé, sacrifié à je ne sais quelle entité, qui ne savait même plus se dire à elle-même ses douleurs, des douleurs… que sais-je ? Cela ne faisait plus que mal. Mal. Mal.

Si vous m’aviez prise dans vos bras, cela aurait eu le même effet, lorsque je vous regardais écrire, posément, « me » parler posément, m’écouter posément : moi.

Au fur et à mesure de notre conversation vous gommiez le « dis » de disgracieux. Je parlais sans honte, je parlais de moi, sans me dire que mes maux étaient, au fond, bien futiles… Que sais-je encore ?

Merci. Evidemment, mais cela ne suffit. Je vous l’ai dit, répété : Merci. Mais sachez que chacune de ces lettres vaut La Gratitude Infinie.

Que dire, que ne pas dire, depuis notre rencontre des farandoles d’arcs en ciel défilent en moi et rétablissent mon positionnement. Je ne les vois pas d’en bas mais dedans, mais d’en haut.

Mme Steinberg, cette hypnose, première, m’a consolée de toutes mes peurs. Mes barreaux ne sont plus que de lumière, taquinant mes arcs en ciel.

La honte, compagne de toujours, n’est plus. Même si bien souvent, elle m’a tenue bien chaud, je ne lui en veux, je n’avais qu’elle.

Me visiter enfant, fut surréaliste bien entendu, mais plus encore, tout était si vrai. J’étais là. Là. Je veux repartir me voir. Tant de questionnements encore font mal à mon corps… Je ne veux plus avoir mal du tout, peur du tout, honte plus jamais.

Me désencombrer encore de certains maux collatéraux qui ne disent pas tout-à-fait leurs noms… mais qui transpercent encore ma renaissance à la Vie Vive.

Pointent mes cinquante trois années, ici-bas, j’ai encore mal et honte de tout ce temps derrière moi, c’est lourd. Je ne peux m’empêcher de me dire qu’as-tu fais, qu’as-tu fais de cette vie, de ce temps ? de ce temps à courir, à fuir ! Pour rien ?! Non, puisque me voilà, mais c’est là.

Mme Steinberg je veux comprendre, aller chercher pourquoi j’ai laissé tout ce temps m’embarrasser. Je ne sais que faire de ce qui me reste. De ce que j’ai.

J’ai trop pleuré l’amour de mes proches, que dis-je l’amour ? la simple attention. Plus de cinquante années à quémander le Respect, sachant pertinemment, que le Respect se mérite. S’élabore.

Marie G.

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